Pas à pas pour une montée en puissance
Le 10 mars au matin tous les ingrédients étaient réunis côté météo et les voyants au vert côté technique pour découvrir enfin les premières sensations à la barre de ce géant révolutionnaire. « Les premières impressions sont très bonnes ! C’est un vrai plaisir pour toute l’équipe de retrouver le chemin du large après les longues heures passées dans les bureaux et le chantier », lâchait Charles Caudrelier à son retour à terre. Cette sortie technique entre Groix et Belle-Ile-en-mer, qui s’est déroulée dans un vent léger, n’avait naturellement pas pour vocation des speed tests, mais bien l’objectif de démarrer la prise en main et la découverte en situation de l’ensemble des systèmes très innovants qui composent le Maxi Edmond de Rothschild : « Tout est nouveau donc tout est à découvrir, c’est aussi cela qui est passionnant dans la période que nous débutons. La montée en puissance doit être bien cadencée pour être maîtrisée et notre calendrier technique est pensé en ce sens, » insistait le vainqueur en titre de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe.
De très bonnes sensations
Charles Caudrelier est un skipper heureux qui nous confiait ses premières impressions après ces quelques milles de découverte au large : « Ces premières navigations étaient forcément un grand moment pour toute l’équipe, cela vient récompenser un long travail collectif même si nous sommes au début de l’histoire désormais. Il y a beaucoup d’attente autour ce nouveau bateau, c’est normal et nous aussi nous sommes impatients de le voir voler et prendre toute sa dimension. Mais ce nouveau Maxi Edmond de Rothschild est tellement innovant, il ne faut pas brûler les étapes. Être patients et passer toutes nos phases de tests dans l’ordre. Les foils arrivent, comme prévu, dans un deuxième temps. Ces premiers bords nous permettent de prendre les premières indications, de découvrir les premières sensations que nous offre le bateau. Ces quelques heures sur l’eau sont très positives : nous avons pu hisser nos voiles, tester les grandes nouveautés du mât avec ses barres de flèche et aussi tout le système de direction du bateau avec nos safrans qui intéressent beaucoup. Le travail qui nous attend s’annonce exigeant mais passionnant, comme Gitana 18 qui est un bateau sophistiqué. Il y a beaucoup de dossiers, il faut prendre son temps et traiter les sujets les uns après les autres. »
L’œuvre des Quistrebert prend toute sa dimension
A l’image de son illustre prédécesseur, le graphisme de Gitana 18 est le fruit d’une étroite collaboration avec le Palais de Tokyo et présente une démarche artistique initiée dès 2017 à la demande d’Ariane de Rothschild : faire d’un grand trimaran de course une œuvre hors-les-murs du célèbre centre d’art européen. Sur les voiles et les coques de Gitana 17, l’œuvre du street-artiste américain Cleon Peterson et l’emblématique sirène stylisée spécialement imaginée pour Gitana ont fait le tour du monde. Ce nouveau bateau rend, lui, hommage au travail d’artistes français - Florian et Michaël Quistrebert - qui ont pu s’appuyer sur l’expertise maritime du graphiste Jean-Baptiste Epron dans la mise en scène et la mise en forme. Ils nous livrent une composition forte et moderne, pensée comme une épopée au féminin, et relève le défi d’allier l’art et les prouesses technologiques.
Mardi, les premiers milles au large de Lorient ont permis de découvrir enfin in situ la singularité et la force de cette nouvelle signature graphique.
Gitana 18 est le Maxi Edmond de Rothschild, grand multicoque océanique de nouvelle génération conçu pour le vol hauturier et la performance extrême au large. Il incarne l’avant-garde technologique de la lignée Gitana.