GITANA 18, focus sur les grandes innovations de ce nouveau géant
A l’image de son prédécesseur, Le Maxi Edmond de Rothschild a pour ambition de franchir un nouveau cap, en passant du mode hybride au 100 % volant, et d’être à l’avant-garde d’une nouvelle génération de grands trimarans océaniques encore plus performants. Pour y parvenir, il fallait oser défricher des territoires encore vierges, imaginer de nouveaux concepts, tester des solutions novatrices.
Avec ce nouveau bateau, l’équipe aux cinq flèches, son bureau d’études et la Team Verdier, se sont engagés dans un parcours créatif audacieux. Ils ont donné naissance à un géant d’un nouveau genre : une créature polymorphe qui offre la possibilité de régler, déployer ou rétracter une énorme quantité d’éléments mobiles.
Les appendices du nouveau Maxi Edmond de Rothschild marquent en effet une rupture dans de nombreux domaines. Ils sont le fruit de longs mois de réflexion, de création et de tests pour aboutir à des géométries, des systèmes et une somme de possibilités de réglages totalement inédits.
Des foils en Y escamotables et réglables en trois dimensions
Inspirés des appendices des monocoques volants de l’America’s Cup, ces foils en Y dotés d’une aile de plus de 5 mètres d’envergure, ont été pensés pour générer une forte sustentation, gagner en puissance et autoriser de nombreux réglages pour optimiser le vol à toutes les allures et dans toutes les conditions.
Des safrans révolutionnaires, dont la géométrie en U a été pensée pour résister à la cavitation.
La dérive de la coque centrale et son plan porteur de grande envergure sont en rupture par rapport à tout ce qui a été conçu précédemment sur ce type de bateau.
Le gréement du nouveau Maxi Edmond de Rothschild se démarque lui aussi par la présence de barres de flèche réglables en dynamique, permettant de cintrer le mât pour modifier la puissance de la grand-voile en navigation : du jamais vu à cette échelle.
Le cockpit et le roof ont été intégrés structurellement à la coque centrale pour lui assurer une raideur maximale : un concept et une mise en œuvre signés Gitana.
Sur le papier, à l’aune des milliers de tests réalisés en simulateur, le nouveau Maxi Edmond de Rothschild coche toutes les cases : 10 à 15 % de gain de vitesse sont espérés. Reste désormais à prendre en main et à apprivoiser cette créature extra-marine en conditions réelles.
La culture de l’innovation et de l’audace est intimement liée à l’histoire des Gitana, à la philosophie de ses armateurs, incarnés aujourd’hui par Ariane de Rothschild et ses filles. Le nouveau Maxi Edmond de Rothschild est le vingt-huitième bateau de la légendaire saga maritime des Gitana, qui fête ses 150 ans en 2026.
Un travail d’orfèvre au service du vol en haute mer
De sa conception à sa construction, le Maxi Edmond de Rothschild est le fruit de l’intelligence et de l’expertise d’un collectif. Des centaines de spécialistes ont été amenés à collaborer pour donner naissance à ce grand trimaran de course au large sensationnel.
- 200 000 heures de construction
- 50 000 heures d’études
- 80 % de la plateforme fabriquée en autoclave
- 36 mois de gestation
- Plus de 200 personnes impliquées dans le projet Gitana 18