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Retour aux actualités 06 novembre 2017

En première ligne

Transat Jacques Vabre 2017 Maxi Edmond de Rothschild Sébastien Josse

Partie du Havre hier à 13h35, la flotte de la Transat Jacques Vabre est, ce midi, emmenée par le duo Josse - Rouxel à bord du Maxi Edmond de Rothschild. Auteurs d'un départ prudent au pied du Cap de la Hève, les marins du Gitana Team n'ont cependant pas tardé à lâcher les chevaux et à démontrer le potentiel du dernier-né des Gitana. Après une sortie de Manche express, effacée en 9h et à plus de 28 nœuds de moyenne, Sébastien et Thomas font actuellement cap à l'Ouest en approche d'un front dépressionnaire qu'ils devront négocier en toute fin de journée ; vent fort et mer très agitée sont au programme. Au classement de 12h, Gitana 17 devance son plus proche concurrent, Sodebo Ultim, de près de 10 milles.

Départ et première nuit agitée

Hier, au large du Havre, les courageux venus assister au départ de la 13e Transat Jacques Vabre ont été récompensés par un spectacle de toute beauté. La mer, particulièrement agitée et courte, et le ciel de traîne les gratifiant de magnifiques images et contrastes sur la flotte des 37 bateaux en lice. Fidèles à leur état d'esprit, Sébastien Josse et Thomas Rouxel se sont élancés prudemment dans le Sud de la ligne, temporisant les ardeurs de leur fabuleuse machine tout au long du parcours de 12 milles qui conduisait les marins vers la bouée France 3 d'Étretat. Mais dès cette marque dépassée et le Maxi Edmond de Rothschild enfin dégagé de la proximité des côtes, la course pouvait débuter pour son équipage.

« C'était une mise en jambes assez sportive ! Cette nuit, le vent était très irrégulier, on était un peu surtoilé, le bateau s'est emballé à 40 nœuds à certains moments. Nous avons eu plus de mer que prévu avec 3 mètres à 3,5 mètres de face par endroit. Ce n'était pas des conditions très faciles à gérer, il fallait être dessus et très concentrés. Mais nous avons pu trouver un rythme avec Thomas, nous alimenter avec les supers plats du chef Julien Gatillon* et dormir un peu chacun notre tour. C'était très appréciable de bénéficier d'un ciel clair avec cette quasi pleine lune. Surtout avec les problématiques d'AIS que nous connaissons depuis le départ » déclarait Sébastien Josse.

En effet, hier, Cyril Dardashti - le team manager Gitana – avertissait Sylvie Viant, la directrice de course, que le Maxi Edmond de Rothschild rencontrait des difficultés avec son AIS (Automatic Identification System). Ce système d'échanges automatisés de messages entre navires par radio VHF, qui permet de connaître l'identité, le statut, la position et la route des navires se situant dans la zone de navigation ne répondait pas. Un handicap de taille dans des secteurs comme la Manche, réputée pour son intense trafic maritime. Fort heureusement, les deux marins ont pu compter sur l'appui du CROSS, notamment lors du passage du rail d'Ouessant, qui n'est autre que l'un des passages maritimes les plus fréquentés au monde.

Malgré tout, c'est en seulement 9h de course que les ouvreurs de la Transat Jacques Vabre, avec en tête Gitana 17, ont parcouru les 255 milles nautiques séparant le départ de l'île d'Ouessant, soit une moyenne de 28,3 nœuds ; des chiffres qui témoignent de la rapidité de ce début de Transat. Le Maxi Edmond de Rothschild a en effet été plusieurs fois flashé à 39 nœuds et le duo a doublé les îles anglo-normandes à plus de 35 nœuds, sachant qu'à ce moment là le courant contre était estimé à près de 5 nœuds !

 

Vidéo – Décollage atlantique, revivez les derniers instants du duo Edmond de Rothschild et du Gitana Team à terre

En route vers le front !

Depuis la fin de semaine dernière, les différents modèles météorologiques convergeaient et le scenario était plutôt clair. Avant de larguer les amarres, le duo Edmond de Rothschild connaissait ainsi parfaitement l'enchaînement des premiers jours de course. Après avoir négocié le franchissement d'une dorsale anticyclonique à leur arrivée dans le Golfe de Gascogne, ce qui explique les petites vitesses relevées sur le trio d'Ultime ce matin, Sébastien et Thomas font actuellement route vers leur premier front dépressionnaire. En ouvreurs, dans l'Ouest, nos deux marins naviguent actuellement bâbord amures au près dans un vent d'une vingtaine de nœuds. Ce flux de Sud-Ouest va se renforcer progressivement pour atteindre les 30-35 nœuds moyens au passage du front, estimé aux alentours des 21h ce lundi soir. Selon les dernières observations réalisées par les routeurs à terre - Jean-Yves Bernot et Antoine Koch - le phénomène est très actif. Des grosses pluies et des rafales avoisinant les 40-45 nœuds sont à prévoir. La mer sera formée avec une houle d'au moins 5 mètres attendue.

En d'autres termes, l'ambiance va monter crescendo tout au long de la journée à bord du Maxi Edmond de Rothschild avant ce premier passage clé de la Transat.

Vidéo – Série « premières fois », #4 Premier départ de course. Notre Mediaman Yann Riou s'est jeté à l'eau pour vous faire vivre de la meilleure des manières le départ du Maxi Edmond de Rothschild.  

Extraits de vacation - Sébastien Josse lundi 6 novembre à 5h

« La course a démarré sur les chapeaux de roues ! On a essayé de préserver le bateau car la mer était bien cassante avec le courant en Manche. On voit que le bateau a un gros potentiel, maintenant on a plein de choses qui nous occupent à bord. On voit que les écarts restent faibles, Thomas n'est pas très loin derrière, ça reste des conditions de régate on n'a pas 100 milles d'avance.» 

Classement de 12h, catégorie Ultime – Lundi 6 novembre

1 – Maxi Edmond de Rothschild – 3 973,9 milles de l'arrivée, 19,7 nœuds
2 – Sodebo Ultim – 10,18 milles du leader, 13,4 nœuds
3 – Prince de Bretagne – 50,68 milles, 11,7 nœuds

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